L’épée seule de Joachim Meyer, Partie 2 : Divisions de l’adversaire et de l’arme

Avant de s’intéresser plus en détail au maniement de l’arme, Joachim Meyer fait une description des différentes parties de l’épée, et parle des cibles à atteindre.

La division de l’adversaire

Dans la plupart des textes allemands, la cible principale est la tête, et l’adversaire est divisé en quatre ouvertures : droite, gauche, haute et basse. Cela est d’ailleurs rappelé dans la partie sur l’épée longue, mais le principe reste le même avec le messer ou le dussack.

Illustration des ouvertures chez Meyer

En plus de ce découpage, l’auteur va préciser les différentes lignes de frappes. Celles-ci représentent les trajectoires selon lesquelles il faut donner des coups à l’adversaire. La partie sur l’épée seule utilise fréquemment ces lignes pour indiquer la direction des frappes et savoir où frapper son opposant. On peut ainsi lui donner des coups verticaux selon trois lignes :

  • Une ligne centrale passant par le sommet du crâne
  • Deux lignes latérales passant par les deux épaules.

De la même manière on peut lui envoyer des frappes horizontales selon trois autres lignes :

  • Une ligne passant par le cou.
  • Une autre passant par le ventre.
  • Une dernière passant par les genoux

Enfin on peut frapper l’adversaire selon trois lignes diagonales, par la gauche comme par la droite et celles-ci passent par les mêmes points que les lignes horizontales.

Les différentes lignes de frappes

On remarque ainsi que des cibles beaucoup plus basses peuvent être attaquées, comme la jambe ou le pied et qu’à la différence des deux armes précédentes, les bras et les mains deviennent des cibles plus pertinentes.

La division de l’arme

L’arme possède également ses divisions, mais elles ne changent pas rapport aux autres armes. L’épée est partagée en deux : il y a la lame d’une part, et la poignée d’autre part.

La lame se compose de plusieurs parties : de la garde au milieu c’est le fort de l’épée, du milieu à la pointe c’est le faible. Elle a deux tranchants. Celui qui se trouve face à l’adversaire est le vrai ou long tranchant, celui qui se trouve vers soi est le faux ou court tranchant. On distinguera également le plat intérieur du plat extérieur. La poignée est également divisée en plusieurs parties. D’abord il y a les quillons que l’on appelle aussi la garde, la fusée et le pommeau. Le modèle d’épée présenté chez Joachim Meyer ne possède pas de pas d’âne. Cela signifie que l’on est obligé de placer l’index sous les quillons. On se retrouve donc à tenir l’arme avec le sur le poing fermé ou sur le plat intérieur de la lame, ce qui est la façon la plus représentée sur les gravures.

Le découpage et la prise de l’épée

L’épée seule de Joachim Meyer :

2 thoughts on “L’épée seule de Joachim Meyer, Partie 2 : Divisions de l’adversaire et de l’arme

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