Combat à cheval, présentation générale

Les textes qui parlent d’arts martiaux à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance définissent souvent trois grandes catégories de pratique, quelle que soit l’arme employée. On trouve ainsi le combat sans armure, le combat avec armure et enfin le combat à cheval.

Les sources allemandes associées à Liechtenauer sont les plus nombreuses à ce sujet, et c’est basés sur elles que seront écrits ce billet et les suivants.

Dans le combat à cheval, les cavaliers portent l’armure complète et on à leur disposition trois armes : une lance, une épée longue et une dague.

Les cavaliers équipés pour le combat

La lance, arme spécialisée pour un usage de cavalerie, est d’une grande taille, que l’on peut estimer entre 3m et 3,5m. Elle est amincie au niveau de la main pour être prise plus facilement. En avant de la poignée, le fut de lance s’étrécit progressivement jusqu’à la pointe avant, ou est emmanché le fer. En arrière de la main la hampe est large, pour ramener le poids de l’arme vers celle-ci et la rendre plus maniable. A certaines occasions, une pièce de métal conique, que l’on appelle avant plate, peut être ajoutée sur la lance pour protéger la main

Cette lance de joute du 16e siècle fait 3m de long

L’épée est souvent une épée longue, la même qui est utilisée dans le combat à pied avec et sans armure. La différence, c’est qu’ici elle sera maniée avec une main, l’autre étant sur les rênes pour diriger le cheval.

L’épée longue, arme d’escrime par excellence

La dague, enfin, est la dernière arme du cavalier. A cheval, il est vrai que sont utilisation est limitée, même s’il elle apparaît dans quelques pièces de lutte.

Une dague, très souvent portée en toute circonstance

Les cavaliers sont protégés par leur armure. Cette coquille de métal protège parfaitement des coups de taille de la plupart des armes. Elle présente néanmoins des faiblesses, qu’il s’agira d’exploiter pour défaire son adversaire. Beaucoup d’activités martiales équestres utilises des amures spécialisées, comme pour certaines joutes ou tournois. Dans le cas des sources allemandes, les cavaliers utilisent ce qui semble être une armure de guerre, c’est-à-dire une armure sans traits particuliers. On notera cependant la présence d’un arrêt de cuirasse pour aider à soutenir la lance, et éventuellement d’une pièce de renfort par dessus le plastron et la gorge, le placart.

Les chevaliers armés pour le tournois ou pour le champ de bataille

Le cheval est lui aussi protégé. Il porte des protections métalliques sur le front et l’encolure. Son poitrail, ses flancs et sa croupe son protégé par une barde. Elle peut être intégralement faite d’acier, mais le plus souvent il s’agit une barde en cuir épais. Même avec cette matière, le cheval est relativement bien protégé des coups d’épée. Il reste cependant vulnérable aux charges de lance.

Le cheval et ses protections

Les différentes armes que porte le cavalier définissent les trois grandes parties du combat à cheval. La première est le combat à la lance, la seconde le combat avec l’épée et la troisième est la lutte, dans laquelle on trouve toutes les techniques à mains nues, mais également celles avec la dague et les saisies contre le cheval.

Ces techniques vont servir à défaire l’adversaire, soit en le blessant au travers des faiblesses de son armure, soit en le faisant tomber de sa monture, puis en continuant le combat au sol.

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