Comment affronter un cavalier lorsque l’on est à pied ?

Combattre à cheval donne beaucoup d’avantages : rapidité, hauteur, puissance, autant de chose qui compliqueront les choses pour le piéton qui serait obligé de lui faire face. Bien que la fuite puisse être la décision la plus raisonnable, elle est néanmoins très risquée, le cavalier n’ayant aucun mal à poursuivre des fuyards. Faire face est donc parfois la seule option viable. C’est sûrement pourquoi on trouve dans les traités d’escrime des parties dédiées à l’affrontement entre un piéton et un cavalier.

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La fin du combat à cheval

On ne connait pas précisément le contexte pour lequel ont été écrits les textes du rossfechten. Il est donc impossible de dire avec certitude quel est le but recherché et où s’arrête le combat. Même si le livre de tournois de Hans Burgmair rappelle que cette pratique peut se faire de plaisance ou à outrance, les estocs avec l’épée peuvent entraîner des blessures graves, tout comme les prises de lutte et les chocs avec la lance. Les effets d’une attaque réussie ne sont pas abordés et leurs conséquences sur le combat ne peuvent être qu’extrapolées.

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La lutte dans le combat à cheval

Nombreuses sont les situations qui amènent à se battre à mains nues à cheval. Cela peut être par nécessité : après avoir perdu sa lance, l’adversaire arrive trop vite pour avoir le temps de sortir l’épée. Il peut aussi arriver de vouloir lutter délibérément, parce que l’on se trouve trop près de l’autre ou que l’on estime plus opportun de réserver ses armes pour plus tard. De façon générale le corps à corps peut intervenir depuis n’importe quelle arme et s’utiliser contre un adversaire armé ou non, ce qui fait de la lutte la boîte à outils très polyvalente du rossfechten.

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L’épée dans le combat à cheval

Le combat avec l’épée est la deuxième grande partie du rossfechten. C’est l’arme la plus polyvalente et c’est avec elle que le combat gagne en complexité. Contrairement à la lance, où la longueur de l’arme force une certaine linéarité dans la rencontre, l’utilisation d’une arme plus courte fait gagner au combat une dimension supplémentaire. Il est maintenant possible de profiter de toute l’agilité de sa monture pour attaquer sur les côtés, en allant dans le sens de déplacement de l’adversaire ou face à lui. L’arme utilisée est l’épée longue, qui se tient à une main. Cela lui confère plus de portée qu’à pied, mais en contrepartie il faut apprendre à gérer l’inertie de l’arme.

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Le combat à cheval chez Fiore dei Liberi

Les allemands ne sont pas les seuls à avoir décrit la manière de se battre à cheval en armure. Ni les seuls, ni les premiers en fait. Au début du XVe siècle, l’italien Fiore dei Liberi fait écrire plusieurs manuscrits sur l’art du combat. Très complets, ils traitent de la lutte, de la dague, de l’épée a deux mains, de la lance, du combat en armure à la hache et à l’épée, ainsi que du combat à cheval.

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