Le dussack de Joachim Meyer, Partie 2 : Divisions de l’adversaire et de l’arme

Contrairement à l’épée longue et à l’épée seule, Joachim Meyer de parle pas spécifiquement des divisions de l’arme dans la partie sur le dussack. En effet celles-ci sont les mêmes que pour l’épée longue, et sont donc déjà connues lorsque l’on arrive sur les armes à une main. Voici malgré tout un article pour ceux qui prendraient le train en marche !

Avant de s’intéresser plus en détail au maniement de l’arme, Joachim Meyer fait une description des différentes parties de l’épée, et parle des cibles à atteindre.

Les divisions de l’adversaire

Dans la plupart des textes allemands, la cible principale est la tête, et l’adversaire est divisé en quatre ouvertures : droite, gauche, haute et basse. Cela est d’ailleurs rappelé dans la partie sur l’épée longue, mais le principe reste le même avec le dussack.

Les différentes ouvetures de l’adversaire, qui s’appliquent aussi à la tête seule

En plus de ce découpage en quartiers, l’auteur va préciser les différentes lignes de frappes qui permettent d’atteindre chacun d’entre eux. C’est ce que Joachim Meyer appelle la “croix”:

Diagramme des différentes frappes

Chacune de ces lignes se croise au niveau du menton de l’adversaire et définissent ainsi quelles frappes vont toucher quelles ouvertures.

Les divisions de l’arme

L’arme possède également ses divisions, mais elles ne changent pas rapport aux autres armes. Le dussack est partagée en deux : il y a la lame d’une part, et la poignée d’autre part. Il peut paraître étonnant de parler de garde pour le dussack, vu qu’il n’a pas de quillons, mais le terme utilisé dans le texte pour désigner cette partie est le même que celui de l’épée longue ou de l’épée seule.

La lame se compose de plusieurs parties : de la garde au milieu c’est le fort de l’épée, du milieu à la pointe c’est le faible. Bien que le dussack n’ait qu’un seul tranchant, on utilisera quand même ce terme pour désigner le dos de la lame. Le tranchant qui se trouve face à l’adversaire est le vrai ou long tranchant, celui qui se trouve vers soi est le faux, ou court tranchant qui est aussi appelé tranchant incurvé. On distinguera également le plat intérieur du plat extérieur. Contrairement à l’épée, la poignée ne semble pas divisée en plusieurs parties. L’absence de quillons, de pommeau fait que l’on désignera par le terme générique de “garde” tout ce qui se trouve en arrière de la lame.


Le dussack de Joachim Meyer :

1 thought on “Le dussack de Joachim Meyer, Partie 2 : Divisions de l’adversaire et de l’arme

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