Le combat à cheval est l’une des trois facettes de l’art du combat de tradition allemande, que l’on trouve aux 15e et 16e siècles, au côté du combat avec et sans armure. Les textes associés y décrivent différentes techniques de combat monté, en armure, avec la lance, l’épée et la lutte. La principale caractéristique de ce type de combat est bien évidemment le le cheval.
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Comment affronter un cavalier lorsque l’on est à pied ?
Combattre à cheval donne beaucoup d’avantages : rapidité, hauteur, puissance ; autant d’éléments qui compliqueront les choses pour le piéton qui serait obligé de faire face à un cavalier. Bien que la fuite puisse être la décision la plus raisonnable, elle est néanmoins très risquée, le cavalier n’ayant aucun mal à poursuivre des fuyards. Faire face est donc parfois la seule option viable. C’est sûrement pourquoi on trouve dans les traités d’escrime des parties dédiées à l’affrontement entre un piéton et un cavalier.
Continue readingLa fin du combat à cheval
On ne connait pas précisément le contexte pour lequel ont été écrits les textes du rossfechten. Il est donc impossible de dire avec certitude quel est le but recherché et où s’arrête le combat. Même si le livre de tournois de Hans Burgmair rappelle que cette pratique peut se faire de plaisance ou à outrance, les estocs avec l’épée peuvent entraîner des blessures graves, tout comme les prises de lutte et les chocs avec la lance. Les effets d’une attaque réussie ne sont pas abordés et leurs conséquences sur le combat ne peuvent être qu’extrapolées.
Continue readingLa lutte dans le combat à cheval
Nombreuses sont les situations qui amènent à se battre à mains nues à cheval. Cela peut être par nécessité : après avoir perdu sa lance, l’adversaire arrive trop vite pour avoir le temps de sortir l’épée. Il peut aussi arriver de vouloir lutter délibérément, parce que l’on se trouve trop près de l’autre ou que l’on estime plus opportun de réserver ses armes pour plus tard. De façon générale le corps à corps peut intervenir depuis n’importe quelle arme et s’utiliser contre un adversaire armé ou non, ce qui fait de la lutte la boîte à outils très polyvalente du rossfechten.
Continue readingL’épée dans le combat à cheval
Le combat avec l’épée est la deuxième grande partie du rossfechten. C’est l’arme la plus polyvalente et c’est avec elle que le combat gagne en complexité. Contrairement à la lance, où la longueur de l’arme force une certaine linéarité dans la rencontre, l’utilisation d’une arme plus courte fait gagner au combat une dimension supplémentaire. Il est maintenant possible de profiter de toute l’agilité de sa monture pour attaquer sur les côtés, en allant dans le sens de déplacement de l’adversaire ou face à lui. L’arme utilisée est l’épée longue, qui se tient à une main. Cela lui confère plus de portée qu’à pied, mais en contrepartie il faut apprendre à gérer l’inertie de l’arme.
Continue readingUn duel à cheval dans Theuerdank
Maximilien 1er fut empereur du Saint Empire entre la fin du 15e et le début du 16e siècle. Appartenant à la famille des Habsbourg, il est à l’origine du rétablissement politique et militaire de celle-ci, et qui durera jusqu’au 19e siècle.
Continue readingLe combat à cheval chez Fiore dei Liberi
Les allemands ne sont pas les seuls à avoir décrit la manière de se battre à cheval en armure. Ni les seuls, ni les premiers en fait. Au début du XVe siècle, l’italien Fiore dei Liberi fait écrire plusieurs manuscrits sur l’art du combat. Très complets, ils traitent de la lutte, de la dague, de l’épée a deux mains, de la lance, du combat en armure à la hache et à l’épée, ainsi que du combat à cheval.
Continue readingLa lance dans le combat à cheval
La première phase du combat à cheval est l’affrontement à la lance. Chaque traité démarre le combat en discutant de cette arme. Les raisons sont multiples : l’arme a une forte valeur symbolique, car c’est celle de la charge à cheval qui est l’apanage de la chevalerie.
Continue readingCombat à cheval, présentation générale
Les textes qui parlent d’arts martiaux à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance définissent souvent trois grandes catégories de pratique, quelle que soit l’arme employée. On trouve ainsi le combat sans armure, le combat avec armure et enfin le combat à cheval.
Continue readingA cheval, on se tient aussi à carreau
A la fin du Moyen Âge, se développent des compagnies d’arbalétriers montés, qui sont capables de tirer à pied comme à cheval. Leur présence est avérée dans les armées des différentes royaumes, comme en France ou dans le Saint Empire.
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