Outre les frappes et les parades, il existe une multitudes de techniques pour prendre l’avantage face à l’adversaire, ou le conserver. Ce sont les manœuvres et elles sont essentiellement utilisées dans la phase que Joachim Meyer appelle le Milieu du combat.
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L’épée longue de Joachim Meyer en bref : Le découpage du combat
Maintenant que les premières bases de la gestuelle de Joachim Meyer ont été vues, c’est-à-dire comment sont menées les frappes et les parades depuis les gardes, il faut maintenant s’attarder plus en détail sur la manière dont est structuré le combat.
Continue readingL’épée longue de Joachim Meyer en bref : Gardes, attaques et parades
Dans le “système allemand”, les attaques et les parades sont des concepts qui se recoupent fortement. Souvent un même geste sera employé de façon offensive ou défensive, et sera ainsi appelé différemment en fonction de ce but. Au milieu de cela, les gardes forment la pierre angulaire de cette escrime, en assurant sa cohérence et sa compréhension par l’escrimeur.
Continue readingL’épée longue de Joachim Meyer en bref : Généralités
Joachim Meyer est un coutelier strasbourgeois ayant vécu au milieu du XVIe siècle, auteur de plusieurs traités d’escrime, dont l’imposant Discours détaillé sur l’art de l’escrime, imprimé en 1570. L’escrime de Joachim s’inscrit dans une tradition martiale plus large : l’escrime de Johannes Liechtenauer. Celle-ci correspond à un ensemble de textes techniques essentiellement conscacrés à l’épée longue, écrits en Allemagne sur les XVe et XVIe, et dont Liechtenauer serait le mythique fondateur. On considère que Joachim Meyer est le dernier dépositaire de ces 200 ans d’escrime. Durant cette longue période, la pratique l’escrime a évolué et logiquement il y a des différences entre Joachim Meyer et ses prédécesseurs. Ce sont ces spécificités propres à Joachim Meyer qui seront abordées en détail dans cet article et les suivants.
Continue readingL’Approche chez Joachim Meyer
Lorsque l’on évoque Joachim Meyer, on pense souvent à une escrime élégante, esthétique et démonstrative. Dans la pratique moderne, on voit souvent des escrimeurs venir l’un vers l’autre, passant d’une garde à l’autre avec de grand gestes, jusqu’à enfin être à distance. Bien que cela constitue un certain bonheur pour les yeux, ce type « d’entrée au jeu », comme l’appellent les bolonais, est-il pertinent lorsque l’on cherche à pratiquer l’escrime selon Joachim Meyer ?
Continue readingLa pique de Joachim Meyer, partie 4 : Manipulations à une main
Bien que la pique soit l’arme la plus imposante et la plus lourde que l’on puisse manier, il est malgré tout possible de l’utiliser avec une seule main, à la fois en attaque, qu’en défense. Ces manipulations à première vue risquées, semblent être cantonnées au duel et à la salle d’arme, où les enjeux ne sont pas les mêmes que sur le champ de bataille.
Continue readingLa pique de Joachim Meyer, Partie 3 : Les frappes
A la pique, on ne porte que des estocs à l’adversaire. Les frappes ne sont pas interdites, mais à cause de leur portée plus faible, elles sont juste inefficaces pour l’atteindre. De plus à cause de sa taille et de son poids, il est bien plus facile de faire glisser l’arme pour un estoc, que de l’agiter pour une frappe. Ces dernières vont tout de même être utilisées pour dégager la pique adverse de diverses manière.
Continue readingLa pique de Joachim Meyer, Partie 2 : Travail au fer
La majorité du combat à la pique se fera au contact de l’arme adversaire. Savoir gérer les situations dans le liage sera donc extrêmement important. Le contact des armes se fera essentiellement depuis deux gardes assez similaires, la garde du milieu et la garde basse pour l’estoc, comme on le voit sur le frontispice du livre :
Continue readingLa pique de Joachim Meyer, Partie 1 : Généralités
La pique est la dernière arme traité dans l’imposant ouvrage de Joachim Meyer, Discours détaillé sur l’art de l’escrime, au sein d’un partie dédiée aux armes d’hast. Avant la pique, la pratique du bâton et de la hallebarde y est décrite. La partie sur le bâton est très importante pour comprendre la pique, car elle sert de base théorique et pratique pour cette arme finale.
Continue readingLe bâton de Joachim Meyer, Partie 3 : La garde de côté
La garde de côté au bâton est une posture similaire à la garde médiane du dussack, ou à la garde de la colère à l’épée longue. Ainsi on présente son dos à l’adversaire tout en étant penché vers l’arrière. Bien que la jambe arrière soit face à l’adversaire, celle-ci reste tendue, comme à son habitude et la jambe avant reste fléchie également. Cette garde est la meilleure pour envoyer des frappes latérales, comme le montrent les pièces qui lui sont associées.
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