L’Approche chez Joachim Meyer

Lorsque l’on évoque Joachim Meyer, on pense souvent à une escrime élégante, esthétique et démonstrative. Dans la pratique moderne, on voit souvent des escrimeurs venir l’un vers l’autre, passant d’une garde à l’autre avec de grand gestes, jusqu’à enfin être à distance. Bien que cela constitue un certain bonheur pour les yeux, ce type « d’entrée au jeu », comme l’appellent les bolonais, est-il pertinent lorsque l’on cherche à pratiquer l’escrime selon Joachim Meyer ?

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Lire Paulus Hector Mair

Paulus Hector Mair est un haut fonctionnaire de la ville d’Augsbourg du milieu du XVIe siècle. C’est un amateur d’escrime et il est le commanditaire du plus gros livre d’armes qui nous soit parvenu. Produit en trois exemplaires, en allemand, en latin et dans une version bilingue, le livre sera très onéreux à produire. La version latine, dont les dessins sont rehaussés d’or et d’argent, a coûté la somme formidable de 800 florins. Pour réaliser cette entreprise, Paulus Hector Mair détourna les fonds de la ville, ce qui conduisit à sa mise à mort par pendaison en 1579.

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La pique de Joachim Meyer, partie 4 : Manipulations à une main

Bien que la pique soit l’arme la plus imposante et la plus lourde que l’on puisse manier, il est malgré tout possible de l’utiliser avec une seule main, à la fois en attaque, qu’en défense. Ces manipulations à première vue risquées, semblent être cantonnées au duel et à la salle d’arme, où les enjeux ne sont pas les mêmes que sur le champ de bataille.

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La pique de Joachim Meyer, Partie 3 : Les frappes

A la pique, on ne porte que des estocs à l’adversaire. Les frappes ne sont pas interdites, mais à cause de leur portée plus faible, elles sont juste inefficaces pour l’atteindre. De plus à cause de sa taille et de son poids, il est bien plus facile de faire glisser l’arme pour un estoc, que de l’agiter pour une frappe. Ces dernières vont tout de même être utilisées pour dégager la pique adverse de diverses manière.

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La pique de Joachim Meyer, Partie 2 : Travail au fer

La majorité du combat à la pique se fera au contact de l’arme adversaire. Savoir gérer les situations dans le liage sera donc extrêmement important. Le contact des armes se fera essentiellement depuis deux gardes assez similaires, la garde du milieu et la garde basse pour l’estoc, comme on le voit sur le frontispice du livre :

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La pique de Joachim Meyer, Partie 1 : Généralités

La pique est la dernière arme traité dans l’imposant ouvrage de Joachim Meyer, Discours détaillé sur l’art de l’escrime, au sein d’un partie dédiée aux armes d’hast. Avant la pique, la pratique du bâton et de la hallebarde y est décrite. La partie sur le bâton est très importante pour comprendre la pique, car elle sert de base théorique et pratique pour cette arme finale.

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Le bâton de Joachim Meyer, Partie 3 : La garde de côté

La garde de côté au bâton est une posture similaire à la garde médiane du dussack, ou à la garde de la colère à l’épée longue. Ainsi on présente son dos à l’adversaire tout en étant penché vers l’arrière. Bien que la jambe arrière soit face à l’adversaire, celle-ci reste tendue, comme à son habitude et la jambe avant reste fléchie également. Cette garde est la meilleure pour envoyer des frappes latérales, comme le montrent les pièces qui lui sont associées.

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Le bâton de Joachim, Partie 2 : Gardes Hautes et Basses

Après quelques généralités sur le bâton, Joachim Meyer décrit la pratique par une succession de pièces issues des différentes gardes. Cela commence avec les deux gardes complémentaires que sont la garde haute et la garde basse. En effet on passe de l’une à l’autre grâce aux frappes. Celles-ci sont d’ailleurs au cœur de ces pièces, dont l’utilité principale sera de dégager le bâton adverse.

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La lance dans le combat en armure, Partie 2 : L’usage du bouclier

Dans le duel judiciaire en armure représenté dans les sources allemandes, il arrive parfois que les combattants aient en plus de leurs armes de bases (la lance, l’épée et la dague), un bouclier. Cet article passe en revue son utilisation et la manière dont il modifie le combat et fait suite à la première partie.

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