La dernière partie du combat à l’épée seule concerne la confrontation avec les armes d’hast, comme la lance, la pertuisane ou la pique. Ce thème est récurrent chez les auteurs parlant de l’épée à une main, jusqu’à 19e siècle ou l’on trouve encore du sabre face à la baïonnette. Mais le contexte du 16e siècle est sensiblement différent : l’épée fait partie du costume et elle est souvent porté au côté par les citoyens des cités. Les armes d’hast quant à elles, sont l’apanage des gens du maintien de l’ordre et des dépositaires de l’autorité publique. La rencontre de ces deux armes a donc plus lieu dans la rue que dans les salles d’armes. On est ici clairement dans les affaires sérieuses, contrairement à toutes les parties précédentes qui proposaient des pièces utiles pour le jeu et pour le reste.
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L’épée seule chez Joachim Meyer, Partie 20 : Epée et cape
En cas de nécessité, une cape ou un manteau peut servir de main-gauche improvisée. La cape s’utilise enroulée autour du bras pour se défendre, mais elle se tient également pendante pour des manœuvres plus offensives.
Continue readingL’épée seule de Joachim Meyer, Partie 19 : Epée et dague – Pièces
Après une partie introductive, le maniement conjoint de l’épée et de la dague est décrit de façon plus étendue dans une série de longue pièce. Même si l’ensemble est loin d’être exhaustif, cela fournit une base pour gérer une grande majorité de cas : défendre les ouvertures et riposter de multiples façons.
Continue readingL’épée seule de Joachim Meyer, Partie 18 : Epée et dague -Principes
En plus du combat avec l’épée seule dans une main, Joachim Meyer parle du maniement de l’épée conjointement à celui de la dague. Bien que la plupart des auteurs contemporains insistent beaucoup sur cette pratique, combattre avec une arme dans la main gauche semble ici anecdotique, au vu de la place que cela occupe dans le traité.
Continue readingL’épée seule de Joachim Meyer, Partie 17 : Entrées en lutte
Lorsque l’on se rapproche de l’adversaire, de nouvelles possibilités techniques apparaissent : avec les épées liées au niveau du fort, il est possible d’engager l’adversaire au corps à corps et de tenter de le désarmer.
Continue readingL’épée seule de Joachim Meyer, Partie 16 : La garde de la charrue
La garde de la charrue est la position depuis la quelle partent les estocs bas. Il s’agit essentiellement de la garde basse, mais avec la pointe dirigée vers le visage de l’adversaire.
Continue readingL’épée seule de Joachim Meyer, Partie 15 : La garde basse à droite
Tout comme les coups de haut venant de la droite finissent dans la garde du changement, les coups du haut venant de la gauche finissent dans la garde de côté ou garde basse à droite. Cette garde laisse aussi le visage découvert, incitant donc l’adversaire à se concentrer sur cette unique cible.
Continue readingL’épée seule de Joachim Meyer, Partie 14 : La garde haute à gauche
La garde haute à gauche, notamment lorsqu’elle est prise pour l’estoc, n’est pas la position que l’on prend le plus naturellement avec une arme à une main. Cependant, après être tombé dans la garde basse à gauche, c’est la position par laquelle on peut facilement préparer son prochain coup ou estoc.
Continue readingL’épée seule de Joachim Meyer, Partie 13 : La garde basse à gauche
La garde basse à gauche est la position finale d’un coup de haut venant de la droite. C’est donc une posture qui sera prise assez souvent. Cette garde laisse également le haut du corps à découvert et ne menace pas particulièrement l’adversaire, la pointe étant vers le sol. Elle incite donc l’adversaire à attaquer la tête, ce qui le met dans une situation prévisible. Cet aspect tactique est exploité dans la plupart des pièces de la garde basse à gauche.
Continue readingL’épée seule de Joachim Meyer, Partie 12 : La garde haute à droite
A la différence de la Porte de Fer, que l’on a tendance à prendre « par réflexe », les gardes extérieures, hautes et basses de chaque côté, sont les positions initiales ou terminales des actions. Elles laissent généralement le visage découvert, ce qui peut inciter l’adversaire à estoquer vers la tête. C’est ce principe qui est exploité sur les cinq premières pièces. Depuis la parade droite on ramène son arme dans la garde haute, pour que l’adversaire attaque au visage, ce qui permet de placer une de ces cinq pièces comme contre.
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